Ces deux journées ont regroupés des associations membres du réseau composé de 60 structures pour engager des réflexions et solutions autour de plusieurs sujets comme :
la conservation des APL versées par les CAF dans le cadre de la non décence du logement tant dans le parc privé que dans le parc HLM (en hausse constante de signalements) : table ronde animée par SI TOIT LIEN en présence de l’ADIL 93 et de SOLIHA Cimétrie
l’accompagnement des ménages en situation d’habitat indigne
l’encadrement des loyers et l’accompagnement des ménages en situation d’expulsion locative
le bilan du réseau ADLH 2025
les effets de la loi KASBARIAN -BERGE
les congés vente-reprise-représailles exercés par certains bailleurs indélicats
les risques psycho-sociaux dans les métiers de l’accompagnement
le lien entre l’humidité dans les logements et la santé des occupants (rapport ALDA)
Un plaidoyer sera prochainement proposé par le réseau ADLH pour des mesures d’équité et de justice sur les droits des occupants d’un logement non décent dans le parc HLM, pour contribuer à améliorer la qualité des logements et rendre la dignité aux personnes.
En partenariat avec plusieurs acteurs, nous avons engagé depuis Juin 2026, notre tournée de notre outil itinérant le MOBILOGEMENT, pour rencontrer en direct les habitants et répondre en direct à leurs questions liées au logement et au cadre de vie.
Au coeur de quartiers prioritaires de la ville ou sur des espaces commerçants, l’implantation de différents stands d’information et d’échanges ont permis de soulever des situations parfois invisibles ou d’engager un accompagnement pour réduire des souffrances liées au mal logement, à des endettements, à l’isolement ou à des non recours aux droits comme ceux à la santé et aux aides existantes.
En ces périodes de canicule, notre équipe est restée mobilisée pour répondre aussi aux appels de certaines communes comme Vandoeuvre pour être un point d’écoute et de vigilance pour les plus fragiles.
Ces actions solidaires, menées avec des partenaires comme la CAF 54, la CPAM 54,l’Agence régionale de santé ou encore les communes de Maxéville, Laxou, Vandoeuvre, les bailleurs sociaux … sont essentielles pour ne pas perdre de vue l’impérieuse nécessité du FAIRE et du VIVRE ENSEMBLE.
Notre association est saisie depuis octobre 2025 pour accompagner des locataires de Lunéville, excédés par une situation inacceptable. Des blattes et des punaises de lit ont envahi plusieurs logements mais aussi les parties communes.
Nous avons engagé des actions de médiation avec le bailleur OPH de Lunéville, de nombreux courriers ont été adressés ainsi qu’aux élus locaux (mairie, député) et quelques avancées obtenues mais insuffisantes jusqu’à une nécessaire interpellation médiatique (Ici Lorraine et France 3 Lorraine)
Les engagements du bailleur public local sont pris : « réaliser un traitement de choc dans tous les logements et l’immeuble ». Nous les attendons et serons vigilants à leur application dans le respect de tous et toutes, afin que la dignité soit rendue et la vie paisible dans un immeuble collectif retrouvée.
Les infestation de nuisibles dans les immeubles HLM ou dans les copropriétés privées sont courantes et peuvent être traitées par une intelligence collective et des actions fortes.
Nous appelons à la responsabilité des gérants tout comme à celles des occupants des logements, mais aussi des élus en charge de la politique de la ville et de l’urbanisme.
Le rôle de chacun n’est pas de se renvoyer la balle de la responsabilité, mais d’agir ensemble, dans la même optique et dans une proximité régulière tout en donnant la parole aux personnes concernées pour permettre de comprendre tout en engageant les bonnes démarches.
Les insectes nuisibles peuvent concerner toute personne, quelque soit son statut, son type de logement et ses moyens financiers.Les insectes ne font ni de politique ni de discrimination : ils peuvent toucher tout le monde et c’est la force commune qui permet de s’en débarrasser de manière coordonnée et intelligente.
L’ouverture des portes est indispensable pour traiter l’ensemble des logements et dans un souci de proximité, le rôle du bailleur social est aussi celui d’être actif et présent pour éviter des incompréhensions, donner les bons gestes, rappeler les droits et de voirs de chacun, éviter les stigmatisations et accompagner à la compréhension linguistique si nécessaire.
La lutte intégrée, avec une détection canine pour les punaises de lit, est un facteur favorisant l’élimination des nuisibles.
En partenariat avec l’INELP, notre association propose des coordinations partenariales efficaces où chacun a son rôle (habitants, bailleur, élus, syndics, agences immobilières, désinsectiseur, associations locales, travailleurs sociaux et professionnels de santé). Infos : www.sitoitlien.fr
Les traitements naturels et protecteurs de l’environnement comme de la santé humaine sont privilégiés. La lutte chimique doit être encadrée et organisée par un professionnel formé, disposant des qualités techniques et humaines suffisantes pour accompagner à la fois l’occupant et le bailleur. C’est donc un trio gagnant contre les nuisibles : occupant / bailleur / désinsectiseur, avec l’appui de coordination d’une association ou d’un professionnel prenant en compte l’ensemble des aspects humains, sanitaires, financiers et techniques.
L’été arrive et avec lui, les envies de vacances bien méritées. Mais entre les valises, les chambres d’hôtel et les locations saisonnières, les punaises de lit peuvent aussi être du voyage. Leur présence peut parfois passer inaperçue et ne se révéler qu’avec l’apparition de boutons accompagnés de fortes démangeaisons. Quelques précautions permettent pourtant de limiter les risques et d’éviter de les ramener chez soi.
Pour mieux comprendre ces nuisibles et savoir comment réagir, notre association SI TOIT LIEN a conçu la BD « Punaise de lit, Survivre à l’évasion sans péter les plombs », illustrée par Camille Burger. Ce guide pratique, ludique et humoristique présente tous les bons gestes à appliquer pour s’en protéger et surtout s’en débarrasser.
Votre achat sera solidaire car il participera à financer nos actions de lutte contre le mal logement, alors n’hésitez pas et faire un « combo gagnant » !
Ce vendredi 5 juin 2026 à 10h30, nous animerons une webconférence ouverte aux professionnels sur plateforme collaborative IDEAL’CO sur la problématique des punaises de lit.
Punaises de lit : comprenez de quoi l’on parle (insecte, responsabilités, etc.)
Protocoles : sécurisez vos agents et vos administrés
Inspirez-vous de solutions concrètes, éprouvées sur le terrain
Face à la recrudescence des infestations, les collectivités territoriales se retrouvent au cœur d’un défi sanitaire, social et financier complexe. Entre l’inquiétude des agents de terrain, les sollicitations des administrés et les responsabilités partagées avec les bailleurs, comment agir efficacement sans s’épuiser ?
Ce webinaire vous propose de dépasser la simple gestion de crise pour construire une véritable stratégie territoriale, basée sur la prévention également. À travers l’expérience de l’association spécialisée Si Toit Lien, l’expertise scientifique de l’INELP, et un retour d’expérience concret de la ville de Vandoeuvre et de Nancy, vous pourrez :
maîtriser le « qui fait quoi »,
découvrir des protocoles d’intervention
et les leviers financiers mobilisables pour les ménages concernés.
Un rendez-vous opérationnel pour transformer l’impuissance publique en actions coordonnées et rassurer vos équipes !
Face aux attaques contre les droits liés au logement et pour appeler à plus de justice sociale, nous nous sommes rassemblés à l’occasion de la fin de la trêve hivernale contre les expulsions locatives.
En 2025 en Meurthe et Moselle, 1124 ménages ont été assignés au tribunal pour résiliation de leur bail, 198 ménages ont été expulsés avec le concours de la force publique alors que dans le même temps les factures d’énergie explosent, que l’inflation a cassé les budgets et que les loyers ont continué à augmenter.
Le samedi 28 mars, place Charles III à Nancy avec le DAL 54, la CGL, RESF, Un toit pour les migrants, l’ACO, Sud 54 Solidaires et FSE, un appel a été lancé pour rappeler que le gouvernement est incapable de répondre aux enjeux du logement et que pire, les quelques règles qui protègent les familles sont bafouées.
Le mardi 31 mars devant notre local au 10 rue de Lisbonne à Vandoeuvre, en allant à la rencontre des familles.
Nous demandons collectivement et solidairement : l’arrêt des expulsions locatives sans relogement et l’arrêt des coupures d’énergie par le respect de la dignité humaine, la facilitation de la prise en charge des impayés par les dispositifs d’aide, la non-récupération des indus CAF sur les aides au logement, la conservation des APL versées par la CAF en cas de non décence dans le logement HLM à l’instar du procédé existant sur le parc privé, la réquisition des logements vides (plus de 9000 sur Nancy), la mise en place d’espaces communs au pied de toute nouvelle construction d’immeuble, l’encadrement des loyers et la revalorisation des aides au logement, la garantie d’un revenu décent à l’ensemble des ménages.
Pour répondre en direct à vos questions sur votre logement, nous vous proposons des ateliers collectifs gratuits sur les thèmes suivants :
– La qualité de l’air que vous respirez dans votre logement
– Les droits et devoirs du locataire et du propriétaire
– Les insectes nuisibles dans le logement (blattes, punaises de lit..)
Avec le p’tit café et le sourire, ces ateliers se déroulent dans notre local au 10 rue de Lisbonne à Vandoeuvre (durée entre 2h et 3h). Pensez à vous inscrire en appelant le :
06 58 96 71 76 ou par émail : sitoitlien@gmail.com
L’action solidaire, sociale et juridique menée par les associations d’accompagnement et de lutte contre le mal logement est plus que jamais d’actualité. La hausse de la pauvreté dans notre pays et sur notre territoire Meurthe-et-mosellan est inquiétant à plus d’un titre et la multiplication des signalements de mal logement en est l’un des symptômes.
Nous interpellons aujourd’hui officiellement les élus locaux, actuellement en place comme les futurs à l’être, pour que le sujet du logement soit central : il est la clé de voûte de toute vie sociale et protégée. Il ne doit pas être vecteur de problématiques de santé et d’inquiétude permanente de pouvoir payer son loyer lorsque l’inflation et les situations mondiales viennent grever un budget déjà fragilisé par le coût de l’énergie nécessaire pour se chauffer et se nourrir.
Nous accompagnons près de 400 signalements nouveaux chaque année ! Soit près de 3000 foyers en 8 ans d’existence de notre association. Notre présence sur le territoire est rendue possible grâce à des partenariats (Fondation pour le logement, CAF 54, ARS Grand Est, Grand Nancy, des communes comme Maxéville, St Nicolas de Port, Vandoeuvre, Nancy, Laxou…), preuve s’il en est de notre utilité et d’une forme de délégation d’action publique par des pouvoirs publics.
Par ailleurs, depuis 3 années, nous constatons une hausse anormale du nombre de logements dans le parc HLM que nous visitons qui ne répondent plus aux critères de décence du logement (52% des signalements en 2025), entre moisissures et humidité non traitées et incriminées souvent à tort aux occupants (90% des signalements reçus), absence de considération de l’urgence à traiter les nuisibles (blattes, punaises de lit, rats), dégradation des espaces communs… alors que dans le même temps, les loyers augmentent chaque année !
Dans le parc privé de l’habitat la situation est identique et des familles sont souvent confrontées à des propriétaires-bailleurs indélicats qui n’investissent plus, ne répondent plus à des demandes légitimes de mises en conformité ou qui, pour se débarrasser d’un logement trop cher à rénover, engagent des congés pour vente obligeant des familles à quitter leur habitat... alors que l’offre de logements privés ou sociaux est en baisse ou que les prix des loyers sont inabordables.
Aussi, dans ce contexte et au nom des familles que nous accompagnons, nous proposons aux candidats et futurs élus :
1/ La mise en marche immédiate de construction accrue, d’amélioration et d’accès à des logements décents pour tous, avec un axe particulier sur le logement social en donnant les capacités aux offices HLM de faire leur métier correctement.
2/ Un moratoire sur l’augmentation des loyers du parc HLM tant que les immeubles ne sont pas rénovés, les travaux engagés, mais aussi une réduction immédiate du loyer pour les familles dont les logements ont été diagnostiqués comme non décent.
3/ Une prévention des expulsions locatives dédoublée prenant en compte la dégradation économico-sociale actuelle généralisée et l’application immédiate de propositions de relogement à des familles dont le logement serait plus cher, trop grand et générateur d’impayés de loyers : cette prévention pourrait passer par des équipes mobiles mises en place par les CCAS locaux dans une plus grande coordination avec les CCAPEX.
4/ Un plan de financement clair et opérationnel pour la mise en place rapide d’un (ou des) agent(s) dédié(s) au contrôle de décence/salubrité des logements HLM favorisant une réelle coordination d’amélioration de l’habitat.
5/ La mise en place, sur notre département, de la conservation de l’aide au logement pour le parc HLM comme cela se pratique pour le parc privé. Cet outil juridique porté par la loi ALUR ne s’applique pas aux bailleurs sociaux pour d’obscures raisons : or, la loi est identique pour tous et toutes. La conservation est un levier efficace auprès des bailleurs privés, elle doit l’être dans le parc social.
6/ La mise en place d’un réel plan d’accompagnement des personnes en difficultés dans leur logement, pour que les mesures d’hygiène nécessaires soient expliquées et suivies notamment en cas d’infestation de nuisibles.
7/ Une réflexion sur le droit de retrait exercé par des entreprises techniques ou des aidants à domicile (repas, ménage) qui, si nous pouvons entendre leurs craintes en cas d’infestation de nuisibles par exemple, peuvent laisser des personnes en totale solitude et difficultés.
8/ Une action forte pour mettre sur le marché locatif les près de 9000 logements sur Nancy et les milliers d’autres sur le département en incitant les bailleurs privés à mettre en conformité, à relouer et/ou à déléguer leurs gestions à des agences immobilières à vocation sociale. Nous connaissons trop d’immeubles vides à Nancy centre qui pourraient rendre heureux des personnes aujourd’hui mal logées.
9/ La mise en place d’espaces communs dans les immeubles sociaux et privés pour favoriser les échanges et les rencontres avec les habitants d’un même immeuble. Dans ces espaces communs pourront émerger de la solidarité, de l’intergénérationnel, de l’entraide et des compétences, sans contraintes horaires et en laissant le droit à l’expérimentation.
10/ Une reconnaissance et un soutien accrus aux actions menées par les travailleurs sociaux et les associations œuvrant à la lutte contre le mal logement, avec la prise en compte des pénibilités de travail face à la détresse humaine ; ainsi que la valorisation des temps des bénévoles au sein des associations qui facilitent par leurs actions, la solidarité et l’action sociale auprès des plus défavorisés.
En partenariat avec la ville de Vandoeuvre, les bailleurs sociaux Batigère, MMH et 3F, mais également des acteurs associatifs engagés et professionnels (Réciprocité, AARS, Servapro, l’ADIL 54, le Grand Nancy FSL…), notre association participe régulièrement à des comités techniques et opérationnels d’accompagnement et de lutte contre les nuisibles pour améliorer la qualité de vie des personnes concernées.
Ces comités dressent l’état de situations concrètes, souvent d’infestations importantes et concernent tout type de personnes et de situations socio-économiques : blattes et punaises ne s’installent pas chez vous en fonction de vos revenus ou de votre hygiène dans le logement… mais elles squattent vos logements sans payer de loyer !
Nous rappelons ici qu’il est important d’agir sans tarder en cas de détection des premiers signes(piqûres, traces d’excréments, découverte des insectes) et que le facteur humain, c’est à dire l‘occupant du logement, est le premier maillon de la réussite pour se débarrasser des indésirables.
Ci-dessous, schéma des niveaux d’infestation dans un logement ou à l’échelle d’un immeuble. Plus tôt vous agissez et demandez de l’aide, plus vite vous réduirez les risques d’infestation.
Niveaux d’infestation – image JM Bérenger – INELP
Nous souhaitons lancer un appel à la création d’un fonds de solidarité pour aider à financer des opérations de désinsectisation, préparation du logement, congélation des affaires le cas échéant, afin de consolider des financements pour des personnes en difficultés (familles, personnes âgées isolées, personnes vivant avec des revenus n’ouvrant pas de droits à des aides sociales…) : soutenez notre initiative et versant un don déductible à 66% de vos impôts. Pour votre don, c’est ici ! MERCI
Nous souhaitons ici noter plusieurs points d’importance et d’actualité concernant la lutte contre le mal logement et les exclusions, mais aussi l’état d’un marché du logement locatif.
1/ Le réseau national ADLH officialise son premier bilan : SI TOIT LIEN est un membre actif du réseau national ADLH – Accès aux droits liés à l’habitat – regroupant une cinquantaine d’associations sur le territoire français et dans les Outre-Mer. En lien direct avec la Fondation pour le logement, ce réseau structuré annonce son premier bilan (portant sur l’année 2024), téléchargeable ici.
L’année 2024 a une nouvelle fois confirmé l’importance de ce mode d’action. Les associations du réseau ADLH ont accueilli 47 509 ménages et accompagné 17 644 d’entre eux dans leurs démarches. Ces chiffres, impressionnants par leur ampleur, doivent être mis en regard d’un contexte d’enracinement du mal-logement. 2024, c’est 24 556 expulsions locatives exécutées, 350 000 personnes sans domicile (hébergées ou à la rue) et 2 760 400 ménages en demande d’un logement social. Des chiffres en constante augmentation.
Pour trouver l’association ADLH proche de chez vous, cliquer ici.
2/ Etre bailleur, c’est un métier !
Nous le répétons à tous les bailleurs que nous rencontrons, notamment dans le secteur privé de l’habitat. Louer c’est un métier : en échange d’un appartement décent, le propriétaire loge des humains et encaisse des sommes d’argent (aide au logement CAF ou MSA + part totale ou partielle versée par le titulaire du bail). Louer ce n’est pas acheter une baguette de pain.
Les droits et les devoirs de chacun doivent être respectés et les parties liées au bail (locataire et propriétaire) doivent être éclairées, conscientes et responsables de leurs obligations réciproques.
Pour le bailleur, louer un logement décent et répondant aux normes pour respecter la dignité et la vie d’autrui sans danger pour sa santé et sécurité des occupants, sont des préalables avant toute signature de bail qui engage aussi à un suivi et des travaux en cas de besoin, en veillant également au confort thermique (voir ici la journée de lutte contre la précarité énergétique du 18.11.2025).
@sitoitlien
Pour le locataire, respecter les obligations contractuelles du bail et informer son bailleur en cas de difficultés financières ou de détériorations dans le logement, tout en cherchant des solutions amiables et sérieuses, sont aussi des préalables indispensables.
En cas de non respect et/ou de conflit, c’est là que la médiation avec une association sera utile, comme de demander un contrôle de l’état du logement, la prévention d’une expulsion locative, le rappel des règles communes avant éventuellement, la saisine du tribunal sur des fondements solides et clairs.
3/ Mal logement et HLM : oui, ça existe et chacun doit être responsable.
@sitoitlien
Ce 7 novembre, l’Est Républicain titre à nouveau sur une situation de mal logement vécue par une famille locataire d’un bailleur social. Dans le cadre de nos actions de lutte contre le mal logement, nous sommes confrontés quotidiennement à des signalements de moisissures, humidité, défauts électriques, présence de nuisibles types cafards ou punaises de lit.
Ce sont aussi parfois les parties communes qui laissent à désirer entre vétusté et dégradations qui tardent à être réparer. Tout ceci est une réalité et si les responsables des bailleurs sociaux devaient être logés dans ces conditions, ils le refuseraient sans doute et ils auraient raison.
Nous le constatons également, des efforts sont faits, les bailleurs sociaux sont à l’écoute, avec plus ou moins de réactivité et d’élan pour résoudre des problèmes récurrents. Structurelles ou sociales, les difficultés sont larges mais « chacun son métier et ses responsabilités« . Loger est un métier, être bailleur social c’est avoir d’autant plus de responsabilité que de loger des personnes légitimes à accéder au parc HLM dont nous rappelons que le « M » de modéré, doit rester plus que jamais d’actualité.
S’il est nécessaire d’interpeller son bailleur HLM ou de faire un signalement sur la plateforme SIGNAL LOGEMENT, il faut aussi rappeler les règles de savoir habiter et de vivre ensemble aux occupants. Parfois, les problématiques de moisissures sont aussi liées à un manque de connaissance sur le phénomène de condensation, l’obstruction d’entrées d’air ou un manque de chauffage (qui aussi à mettre en relation avec la hausse du coût de l’énergie et des impayés auprès des fournisseurs d’énergie qu’il faut aussi mettre en cause dans leurs fonctionnements). Il est nécessaire d’informer, de former et d’ouvrir des temps d’échanges amiables pour avancer dans le bon sens, avec bienveillance et esprit constructif.
4/ Les prix du marché locatif à Nancy flambent à nouveau: tout va bien ?
635€ pour 44m² soit 14,43€ /m² ou bien 670€ pour 50m² soit 13,40€/m² ou encore 730€ pour 50m² soit 14,60€/m² .. qui dit mieux ? Le marché locatif à Nancy flambe et devient fou, que l’on cherche à se loger en centre ville ou en périphérie. Que se passe-t-il ? Comment les maires locaux, qui se réunissent en commission intercommunale du logement au Grand Nancy, envisagent-ils ce marché locatif et sont-ils seulement au courant voire inquiets de cette situation ?
Quelques exemples d’annonces du 05.11.25 – source Le bon coin
Ce qui est certain c’est que le nombre de demandes de logements sociaux s’accroît chaque année et les citoyens ont du mal à se loger à un prix décent et raisonnable, compte tenu de l’inflation, des coûts de l’énergie et des bailleurs privés qui louent à des prix déraisonnables de biens parfois de piètre qualité (radiateurs grille pains, isolation désastreuse, dégradation des parties communes ect..).
Dans le même temps, des constructions neuves par des promoteurs immobiliers sortent ici ou là de terre, avec des petits balcons pour donner des m² supplémentaires chèrement payés !
Dans le même temps, une étude de l’INSEE pointe qu’un quart des ménages français vivent en sous occupation très accentuée.
Il s’agit le plus souvent de maisons individuelles occupées depuis longtemps par des propriétaires âgés n’ayant plus d’enfants à leur domicile. Le taux de sous‑occupation très accentuée atteint 41 % pour les maisons individuelles.
Il varie beaucoup au sein du territoire national, en lien en particulier avec la part plus ou moins élevée de grands logements. La Bretagne est la région la plus concernée par la sous‑occupation ; cette dernière est moins fréquente en Île-de-France, en PACA, en Corse et dans les départements d’outre-mer. Le phénomène est plus prégnant dans les couronnes des aires d’attraction des villes que dans les pôles.
La sous‑occupation très accentuée augmente depuis vingt ans avec le vieillissement de la population. N’y a-t-il pas là, matière à réflexion et travail, plutôt que des lois comme celle d’un funeste KASBARIAN, viennent casser des dynamiques sociales, de droit et de vivre ensemble ?