parce qu’il est indigne d’avoir froid chez soi : journée contre la précarité énergétique le 24.11.22

A l’initiative de la Fondation Abbé Pierre et de nombreuses autres organisations nationales, est mise en place la journée nationale de lutte contre la précarité énergétique. En partenariat avec la ville de Nancy et plusieurs associations, nous participerons à des animations prévues du 24 novembre au 1er décembre et nous serons présents au colloque national à Paris le 23 novembre.

Avec l’accroissement de la précarité, la mauvaise qualité énergétique de millions de logements et l’augmentation des coûts de l’énergie, de plus en plus de ménages n’ont pas les moyens de se chauffer correctement, ou se ruinent pour le faire, avec de graves conséquences sur leur santé et leur budget. Au carrefour des enjeux sociaux et écologiques, la précarité énergétique est une forme de mal-logement qui touche 12 millions de personnes en France.

La Fondation Abbé Pierre et 23 organismes impliqués dans la prévention de la précarité énergétique, la lutte contre l’exclusion et le réchauffement climatique sont à l’origine d’une journée nationale de sensibilisation à la précarité énergétique, dont la seconde édition aura lieu le 24 novembre 2022.

Présente sur tout le territoire au travers d’une campagne de sensibilisation et d’évènements ouverts au grand public, cette journée permettra de rendre visible ce phénomène auprès des décideurs nationaux et du grand public, en fédérant les acteurs de la précarité énergétique autour d’un évènement national récurrent, valorisant les initiatives publiques et associatives de lutte et de prévention territoriale.

Retrouvez le programme des événements : https://www.journee-precarite-energetique.fr/

CITOYENNETE : MIEUX COMPRENDRE LE DEVENIR DE NOS DECHETS

« Cette visite était très intéressante et elle nous met face à nos responsabilités« . Lionel, Josiane, Nathalie, Chantal, Alain, Dominique et tous les autres, soit un groupe de 20 personnes, ont visité le 16 novembre le centre de traitement des déchets Véolia situé à Ludres pour mieux comprendre ce que deviennent les déchets du quotidien.

« Tout le monde devrait faire cette visite pour changer les habitudes, mieux se rendre compte de tout ce que nous consommons et comment chacun peut agir à son niveau » explique Julie, adepte du tri.

Dans le cadre nos actions d’accès à la citoyenneté mais aussi pour ouvrir les esprits et permettre la transmission des connaissances et des bons gestes, cette visite co-organisée avec les services de la Métropole du Grand Nancy a permis de pénétrer dans un lieu impressionnant par sa dimension et ses activités de traitement et gestion des déchets ménagers.

vivre ensemble : AUX CASSEROLES AVEC « LA BOITE A CUISINE »

La vie du quotidien à domicile est souvent rythmée par les temps de préparation des repas, de la cuisine puis de la dégustation. Quoi de mieux qu’ouvrir les horizons culinaires en découvrant de nouvelles recettes économiques, bonnes et faciles à faire chez soi pour sa famille ? Pour s’inspirer et apprendre, nos adhérents et bénévoles ont souhaité participer à un atelier de cuisine collectif et sympathique.

Rendez-vous fut pris à « La boîte à cuisine » le 16 novembre 2022, un espace d’atelier-cuisine pas comme les autres, mis en place par l’association Ars (Accueil et Réinsertion Sociale) où la solidarité et le partage sont les maîtres-mots pour se retrouver autour d’une casserole et d’une table.

Grâce aux savoir-faire et à la transmission de la fondatrice Nadia Hulot et de Moïse le chef-cuistot enthousiaste, les participant-e-s ont concocté du « poulet bouillon roux et risotto de panais », puis en dessert une excellente « tarte aux poires au caramel renversé à la fève Tonka ».

Epluchage, découpe, manipulation des ustensiles et des couteaux, utilisation d’épices, techniques de cuissons et bonnes odeurs ont émaillé la matinée avant une dégustation en commun et des échanges. Merci pour l’accueil chaleureux, les bons conseils et ce moment de partage et de découvertes.

accès A LA CULTURE : l’amour des 3 oranges à l’opéra

Dans le cadre de nos actions d’accès à la culture pour tous, un petit groupe d’adhérents et bénévoles ont découvert le 14 novembre dernier et pour la première fois un spectacle d’opéra ! Un peu d’appréhension teintée de curiosité et hop, embarquement pour la représentation générale de « L’amour des 3 oranges » de Sergei Prokofiev donné à l’opéra national de Lorraine.

Mise en scène par Anna Bernreitner et dirigée par Marie Jacquot avec 15 solistes, 67 musiciens dans la fosse d’orchestre, un chœur de 40 personnes et des dizaines de figurants ; le spectacle fut étonnant, riche, coloré et entraînant. Auparavant, nous avions pu échanger avec la cheffe d’orchestre dans le cadre du rendez-vous « Discutons l’opéra« . Merci à l’opéra national de Lorraine pour cette découverte et ce « cadeau culturel » indispensable !

Atelier collectif – Les droits et devoirs AU CIDFF

A l’occasion de l’atelier TOUTESPORT organisée par le CIDFF de Lunéville le 10 novembre dernier, nous avons animé un atelier collectif sur les droits et devoirs du propriétaire et du locataire.

Cette rencontre a permis, dans une démarche pédagogique et d’animation ludique, d’échanger avec les participantes sur les points essentiels à connaître dans le cadre des rapports locatifs. Merci au CIDFF (https://meurtheetmoselle-luneville.cidff.info/) et aux participantes pour leur accueil.

mal logement : RUE D’AUBAGNE à MARSEILLE, 4 ans après, un devoir de mémoire.

Il y a quatre ans, le 5 novembre 2018, deux immeubles de la rue d’Aubagne s’effondraient. Ces immeubles étaient insalubres et dangereux. Huit personnes ont perdu la vie.

Le point sur l’enquête : https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/drame-de-la-rue-d-aubagne-a-marseille-le-point-sur-l-enquete-4-ans-apres-on-attend-des-explications-et-d-autres-mises-en-examen-2648224.html

droit au logement : PAs d’enfants sans abri

Le 7 novembre dernier, en association avec le DAL 54, Un toit pour les migrants, RESF et la Ligue des droits de l’homme, un courrier commun a été adressé au Préfet de Meurthe et Moselle, pour l’application réelle d’une mesure forte : aucun mineur à la rue et sans abri. Ci-dessous un extrait de ce courrier. Une réponse est attendue.

« Monsieur le Préfet,

Le 19 octobre dernier, M. le Ministre du Logement a fait part de sa volonté que « cet hiver, il n’y ait pas d’enfants à la rue et qu’on arrive à travailler collectivement à la résorption de cette situation ».

Nos associations qui œuvrent pour le droit au logement décent pour tous prennent acte de cet engagement, même si elles en estiment l’objectif insuffisamment ambitieux. Pour nous, aucun être humain, qu’il soit mineur ou adulte, ne devrait être contraint de vivre à la rue, quelque soit la saison, été comme hiver. Et les situations de l’habitat indigne sont aussi inacceptables que le sans-abrisme« .

Droit au logement : être pauvre ou mal logé n’est pas un crime !

Non à la criminalisation des locataires en difficulté et des squatteurs de logement vide !

Pétition en ligne : https://chng.it/bMZXMQj7cm

Les députés du groupe Renaissance ont déposé une proposition de loi d’une grande brutalité  à l’égard des personnes sans-domicile qui squattent « en état de nécessité » un logement vacant, mais aussi des locataires qui ont une dette de loyer ou qui sont menacés d’expulsion. 

D’une part, elle prévoit de condamner à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende les personnes et familles sans-abri qui occupent un logement vide de tout meuble, pour se protéger de la rue. Elle permet en outre de les expulser sur décision du Préfet, en quelques jours et sans jugement, alors que 3,1 millions de logements sont vacants et qu’aucune action publique n’est mise en œuvre pour en diminuer le nombre… 

D’autre part, le locataire convoqué au tribunal pour une dette de loyer sera sanctionné par la résiliation automatique de son bail et son expulsion prononcée, même s’il réussit à régler sa dette de loyer par la suite. 

Rappelons qu’à l’heure actuelle, pour éviter la résiliation du bail et l’expulsion du locataire, le juge peut lui accorder un échéancier pour rembourser l’impayé de loyer : s’il le respecte, son bail se poursuit et il n’est pas expulsé.

Enfin, outre une réduction drastique des délais de procédure, la proposition de loi prévoit que si le locataire expulsé ne se met pas de lui-même à la rue, il devient un délinquant : il risque 6 mois de prison et 7 500 € d’amende après interpellation, comparution immédiate et condamnation. 

Ces députés préfèrent lutter contre celles et ceux qui ne peuvent se loger ou honorer leur loyer, faute de  logements sociaux en nombre suffisant et de loyers abordables, tandis que les APL sont rognées et que les lois protégeant les locataires, les personnes mal-logées et sans logis sont bafouées… 

C’est plus facile et plus rentable de réprimer les squatteurs et les locataires en difficulté que d’agir enfin contre la crise du logement.

Elle va encore aggraver la crise du logement, tandis que le nombre de sans-abris ne cesse de progresser et que l’inflation fragilise les locataires déjà confrontés à la cherté des loyers et à la hausse des charges. 

Elle doit être débattue à l’Assemblée nationale à partir du 28 novembre : c’est demain ! 

Mobilisons-nous, parlons-en autour de nous, faisons signer massivement cette pétition pour que soit retirée cette proposition de loi cruelle et immorale ! 

Pétition en ligne : https://chng.it/bMZXMQj7cm

Habitat indigne : 10 m² avec wc et douche dans la chambre, ça vous tente ?

Tous les jours, nous recevons des signalements de logements pouvant ne pas répondre aux règles minimum de confort attendues ou pouvant être dangereux pour la santé et la sécurité des occupants. Pourtant, la loi du 06.07.89 et le décret sur les caractéristiques de décence du logement du 30.01.2002 disent clairement ce qu’un bailleur doit pouvoir mettre sur le marché locatif, que cela passe par une petite annonce sur internet ou par une agence immobilière par exemple.

Dernièrement, nous avons été interpellés pour un logement à Nancy présentant dans à peine 10 m², l’espace de vie combiné à l’espace de cuisine et à celui des sanitaires/douche : quand on parle de rentabiliser l’espace, ce logement gagne le gros lot ! Et pour ajouter au tableau, une infiltration d’eau régulière a détérioré le plafond du logement inférieur.

Le locataire avait besoin d’être rapidement logé, il a trouvé cette annonce sur internet pour un logement à 320€ de loyer (soit 30€ du m², un prix exorbitant) pour lequel une aide au logement CAF a été ouverte à hauteur de 250€ compte tenu de l’aspect déclaratif du bailleur qui a coché sur l’attestation de loyer que son logement était « décent ». La CAF est depuis alertée de cette situation et peut décider de consigner le versement de l’aide au logement au bailleur pendant 18 mois, sans que le locataire soit poursuivi pour impayé sur cette partie du loyer (loi ALUR – https://www.caf.fr/partenaires/caf-de-meurthe-et-moselle/partenaires-locaux/la-lutte-contre-l-habitat-indigne-et-non).

Cette situation anormale ne permet pas un être humain de vivre dignement et le locataire, après plusieurs mois d’attente, a pu être relogé auprès d’un bailleur social pour un habitat de meilleure qualité. Une action en lien avec le Service d’Hygiène de la ville de Nancy est en cours pour que ce logement soit mis en conformité, si tant est qu’il puisse l’être compte tenu de sa taille (il sera difficile de pousser les murs).

Si vous avez connaissance d’une situation de mal logement, vous pouvez vous nous contacter mais aussi utiliser les liens suivants :

Auto-diagnostic de son logement :

https://www.caf.fr/sites/default/files/medias/541/Partenaires/Logement%20indigne/auto-evaluation_decence.pdf

https://www.caf.fr/sites/default/files/medias/541/Partenaires/Logement%20indigne/logement_decent.pdf

Le permis de louer peut-être une solution face à ce type de mises en location non conforme et qui peuvent avoir des conséquences pour la santé et la sécurité des occupants. Plusieurs communes du département 54 et dans d’autres villes de France ont engagé cette démarche obligeant les bailleurs à déclarer en mairie la mise en location d’un bien. Nous encourageons ces communes qui permettent ainsi une réduction du nombre de logements indignes loués à des personnes vulnérables.

punaises de lit : notre projet de bd est en route

En partenariat avec l’INELP (www.inelp.fr), notre projet de réalisation d’une bande-dessinée comme outil de prévention ludique et accessible à tous sur la question des punaises de lit est en route pour devenir la première BD sur le sujet traité avec humour et pédagogie.

Ce projet sera scénarisé et illustré par Camille BURGER, déjà connue pour ses planches parues dans Fluide Glacial et la tonalité sera donnée pour que chacun puisse s’emparer des bonnes solutions pour se débarrasser de cet insecte particulièrement dérangeant et angoissant.

Nous sommes heureux que ce projet soit soutenu à ce jour par la Fondation Abbé Pierre, l’ARS Grand Est, la CPAM 54, la Carsat Nord-Est et la MACIF : d’autres partenaires nous rejoindrons prochainement et une campagne de financement participatif et de pré-commande sera très bientôt lancée. Suivez ce projet pour qu’il devienne le vôtre et participez ainsi à l’arrêt de la prolifération de cet insecte dans nos habitats et dans nos vies.